Est-ce que trop courir est mauvais pour la santé ? (Dernière étude)

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Alors que les blessures sont évidemment une préoccupation majeure pour tout coureur, une grande question se pose lorsque l’on court des kilométrages importants, comme lors de longs cycles d’entraînement, est-ce que courir toujours plus affecte notre santé globale ?

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Il y a eu beaucoup de débats autour de cette question. Il est bien établi que la pratique modérée d’exercices vous permet de rester en bonne santé et vous aidera à vivre plus longtemps. Mais les effets de ce que certains appellent l’exercice « extrême » sont incertains.

Certaines recherches ont suggéré que l’une des principales charges imposées à votre corps, comme courir un marathon, peuvent produire des contraintes transitoires sur votre système cardio-vasculaire, qui peuvent à leur tout se traduire par des dommages permanents.

D’un autre côté, d’autres recherches suggèrent que l’exercice à haut volume ne provoque pas de dommages durables.

Dans cet article, nous allons examiner une étude importante qui tente de répondre à cette question : est-ce que courir un nombre de kilomètres important est effectivement bon pour la santé.

Quel impact a le kilométrage que vous courez sur votre santé

L’étude menée sur les ultracoureurs, ou ULTRA pour faire court, a été faite pour répondre à la question : est-ce que trop courir est mauvais pour la santé ?

Pour ce faire, l’étude ULTRA a suivi 1212 ultramarathoniens pendant une période très longue, parfois jusqu’à la fin de leur vie, afin de voir comment leurs habitudes affectent leur santé.

L’étude a été réalisée il y a trois ans, les plus grandes questions n’ont donc pas encore trouvé de réponse – comme les effets de la pratique de la course à pied à un volume très important sur la santé cardiovasculaire et la durée de vie. Mais, il y a déjà beaucoup à apprendre de cette étude en s’intéressant aux résultats préliminaires.

La moyenne d’âge des participants était de 36 ans, ce qui confirme que la plupart des ultramarathoniens (et surtout les plus rapides) ont tendance à être plus vieux que dans d’autres distances de course comme les traditionnels 5 K ou 10 K.

Lire : Comment éviter les blessures lorsque l’on coure ?

Les ultramarathoniens sont aussi assez expérimentés, la majorité des sujets de l’étude courraient depuis au moins sept ans avant qu’ils participent à leur premier ultramarathon.

ultramarathon

Dans l’ensemble, les coureurs ultras sont un groupe de personnes très saines.

  • Les participants à l’étude ont seulement manqué 2,2 jours de travail ou de cours l’année passée en raison de blessure ou de maladie, contre 3,7 jours en général.
  • Les ultramarathoniens ont dû rester au lit un seul jour l’année passée à cause d’une blessure ou d’une maladie contre 4,7 jours en moyenne chez le reste de la population.
  • Les ultra-coureurs ont peu ou pas de problèmes d’hypertension artérielle ou de battements de cœur irréguliers, alors qu’environ 7,5 pour cent des coureurs souffrent de l’un de ces problèmes.
  • Moins de 1 pour cent ont été diagnostiqué avec une maladie cardiaque ou ont souffert d’un AVC dans le passé. Ces pourcentages sont généralement plus faibles que chez les adultes du reste de la population, d’autant plus que la majorité des ultra-coureurs étaient âgés de 40 ans ou plus.

Même lorsque vous prenez en compte que les ultramarathoniens ont tendance à être plus éduqués et davantage susceptibles d’occuper des emplois de bureau, ces tendances sont toujours valables.

Même si 77 % des coureurs de cette étude ont souffert d’une blessure due à la pratique de la course à pied au cours de l’année passée, ils se sont moins souvent rendus chez le médecin que les personnes qui ne pratiquent pas la course à pied. Et parmi les coureurs qui ont dû se rendre chez leur médecin, près de deux tiers d’entre eux s’y rendaient pour une blessure directement liée à la pratique de la course à pied.

À quel point les ultramarathoniens sont-ils en bonne santé ?

Comme on pouvait s’y attendre quelques-uns des sujets de l’étude ULTRA étaient asthmatiques, diabétiques, vivaient avec une maladie cardiovasculaire, ou avaient le sida, etc.

  • 28 % des coureurs ont pris des médicaments pour se soigner.
  • L’incidence de pratiquement toutes les conditions médicales était plus faible chez les ultramarathoniens que dans la population dans son ensemble.
  • Les deux seules exceptions étaient l’asthme, les allergies ou le rhume des foins. Environ 13% des ultramarathoniens souffraient d’asthme induit par l’exercice, et 25% avaient des allergies ou le rhume des foins.

Dans le reste de la population ces chiffrent étaient respectivement de 8 % et 7%.

L’asthme et les allergies sont connus pour être plus fréquents chez les athlètes d’endurance, probablement en raison de leur exposition accrue aux allergènes et aux polluants contenus dans l’air. Il n’est pas trop surprenant que les ultramarathoniens, qui inhalent des volumes importants de tout ce qui est contenu dans l’air de l’environnement où ils courent et participent à des compétitions, souffrent davantage de ces problèmes de santé.

Conclusion

Les habitudes de course des sujets de l’étude ULTRA semblent conférer certains avantages remarquables pour la santé , au moins à court terme.

Le groupe dans son ensemble a couru en moyenne 3300 kilomètres dans l’année, soit 64 kilomètres par semaine ce qui est assez impressionnant pour un groupe de plus de 1200 coureurs.

Ces ultras ont manqué moins de jours de travail, ont eu besoin de moins de soins médicaux, et la pratique de la course à ce niveau a eu une incidence plutôt faible sur presque toutes les conditions médicales sérieuses en comparaison au reste de la population. Il faut cependant noter que les allergies, le rhume des foins et l’asthme sont d’importantes préoccupations pour la communauté des ultramarathoniens.

Nous allons devoir attendre un peu pour voir si cette tendance de bonne santé se confirme pour les coureurs de l’étude ULTRA, mais quelles sont les conclusions que l’on peut en tirer pour l’instant ?

Malgré les gros titres accrocheurs que vous pouvez lire dans tels ou tels magazines et journaux, l’entraînement au marathon et au semi-marathon ne semble pas nuire à votre santé et à votre bien-être.

Bien sûr, nous devons continuer à suivre les coureurs qui participent à cette étude, mais en examinant les données recueillies pour l’instant nous pouvons vous dire que courir est bon pour vous !

 

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À propos de Elodie Farge

Elodie est passionné de course à pied depuis des années. Elle donne des cours de coaching à tout ceux et celles qui veulent commencer la course à pied ou se préparer pour des distances comme le semi ou le marathon.
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