Êtes-vous un coureur motivé ?

coureur motivé

La motivation est une composante indispensable de tout bon coureur. C’est le facteur qui change tout. Apprenez à la travailler et à l’entretenir pour atteindre votre objectif.

Êtes-vous motivé ?

Avant de continuer la lecture de cet article, il faut que vous compreniez exactement le sens de ce mot lourd de sens.

La motivation ne se réfère pas uniquement à un état psychologique ou à une volonté de consacrer du temps ou de l’énergie à une activité ; la motivation prend également en compte la raison, comme lorsque vous vous dîtes « je pourrais courir pendant une heure et demie chaque jour, mais dois-je le faire pour atteindre mes objectifs ? »

Un manque de « motivation » ne signifie donc pas être paresseux ou manquer de confiance en son potentiel. C’est une approche pragmatique de l’entraînement faite de compromis face à vos responsabilités et à vos obligations au quotidien.

En dehors de ces considérations, la motivation est un problème important pour la course à pied. La pratique du sport s’adresse aux personnes qui aiment accomplir des objectifs et qui rêvent d’atteindre des buts très précis, mais certains n’arrivent pas toujours à trouver la volonté pour s’entraîner suffisamment pour y parvenir. Certains coureurs sont capables de se consacrer à l’entraînement pendant une période de temps spécifique durant laquelle ils s’engagent complètement, grâce à ce coup de pouce ils atteignent leur objectif. Mais, curieusement, une fois la course pour laquelle ils se préparaient est terminée, ils ont tendance à devenir paresseux.

coureur sous la pluie

Certaines personnes s’en sortent beaucoup mieux quand elles adhèrent à un club, ce qui leur donne un carnet d’adresses de partenaires d’entraînement pour des courses longues, des séances d’entraînement, et d’autres séances d’entraînement nécessitant un soutien supplémentaire qu’ils ne pourraient pas trouver seuls.

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Il faut également prendre en compte qu’il existe des coureurs très talentueux dans ces clubs – certains d’entre eux de classe nationale – qui rencontrent les mêmes problèmes. La réussite est souvent source de motivation, mais n’est pas une garantie contre l’inertie qui touche parfois les coureurs.

Et puis il y a des exemples d’acharnement que nous avons tous rencontrés des personnes qui ne peuvent pas beaucoup parler de ce qu’elles font, mais qui ne manquent jamais un jour d’entraînement quelque soit le temps qu’il fait, et qui vont souvent (voire toujours) s’entraîner seules, ne rencontrent aucun problème pour faire leurs sessions de vitesse la nuit, et disposent apparemment d’une motivation illimitée. Ces personnes apprécient à la fois l’entraînement et la compétition, celles qui sont les plus investies sur le long terme peuvent passer des années sans même envisager l’idée d’arrêter la course pied pour une raison ou pour une autre.

Il est toutefois intéressant de noter qu’il est possible de connaître ces deux états diamétralement opposés à des moments différents. Quand j’avais entre 25 et 35 ans, je laissais rarement quelque chose se mettre en travers de mon entraînement (et lorsque cela arrivait, je détestais ça). Si j’avais une course de 30 km prévue et qu’il y avait un orage d’hiver, je me plaignais un peu et je sortais pour aller courir.

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J’ai souvent essayé d’imaginer le jour où j’aurais besoin d’un coup de pouce pour franchir la porte de chez moi, depuis que j’avais vu d’autres coureurs qui avaient mon niveau qui s’étaient lentement laissés aller vers la course récréative (une fois, j’ai entendu un athlète allemand parler de « hobby-jogging », j’ai adoré le terme et je l’emploie depuis). Effectivement, après avoir eu mes 30 ans et que j’ai abandonné mon objectif de marathon à long terme, j’ai continué à courir un peu, mais je manquais de plus en plus de motivation. En quelques années, je ne pouvais plus courir des 400 m si je n’avais pas quelqu’un pour me « tracter ». Je devenais le même genre de coureur « dépendant » que j’avais observé pendant des années.

Il n’y a bien sûr aucune honte à cela. Les coureurs solitaires, peu loquaces peuvent être très efficaces, mais en réalité, les aspects sociaux de la course peuvent aussi être très motivants – et donc bénéfiques pour stimuler la compétition.

La plupart des coureurs ne parviennent pas à atteindre leur potentiel physiologique maximal. En effet, peu de gens sont toujours au « maximum » dans tous les aspects de leur vie. Nous ne sommes pas des robots. On peut dire que la vie est un savant équilibre, mais c’est plus un numéro de jonglage – mettre beaucoup d’efforts dans une activité pendant une période (heures, jours, semaines), puis passer autre chose, puis passer à une activité différente. En vérité, peu de gens ont de bonnes raisons pour consacrer autant de temps et d’efforts pour courir.

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Si quelqu’un qui court un 5K en 21:45 alors qu’il s’entraîne 40 km par semaine sera ravi de son résultat, mais s’il court 110 km par semaine pour parvenir à un temps de 18:00 quel est l’intérêt ? Cela ne veut pas dire que les gens doivent renoncer à ces activités si elles le souhaitent les entreprendre. Mais la plupart des gens fonctionnent dans un ensemble de contraintes bien définies ; autour du travail, de la famille, d’autres formes de loisirs, et en prenant en compte que la mise en œuvre d’efforts incroyables juste pour atteindre un échelon supérieur en compétition constitue probablement un changement injustifiable dans l’ordre des priorités.

Risquer de se blesser en faisant cela est aussi une raison pour perdre l’intérêt dans la course et peut diminuer le plaisir pour simplement atteindre un objectif de performances et ce n’est tout simplement pas à la portée de tout le monde. Et même ceux qui ont été identifiés par leurs pairs comme ayant un véritable talent ne devraient pas être intimidés par les charges d’entraînement qu’ils n’apprécieront tout simplement pas.

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Au bout du compte vous trouverez la nature et la quantité d’entraînement que vous souhaitez entreprendre. Avec l’aide d’un entraîneur (peut-être que vous en trouverez un dans votre club) ou d’un autre soutien qui vous apportera de la confiance pour vous aider à affiner les choses, mais au final ce sera à vous de déterminer à quel point vous voulez vous consacrer à ce sport, et les excuses ne seront pas nécessaires.

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À propos de Elodie Farge

Elodie est passionné de course à pied depuis des années. Elle donne des cours de coaching à tout ceux et celles qui veulent commencer la course à pied ou se préparer pour des distances comme le semi ou le marathon.
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